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21 octobre, 2014
10:00
Italie

 

 

 

 

 

 

Ce séminaire organisé par Eurocef en collaboration avec le Centre italien de formation du département de justice pour mineurs et la Commission des Droits de l’Homme de la Conférence des OING du Conseil de l’Europe s’est tenu du 21 au 22 octobre 2014 à Castiglione delle Stieviere. En plus des membres français, belges et italiens d’Eurocef, il a réuni les représentants de : l’Ecpat Italie, le représentant du Centre du formation du Ministère de la justice, la fondatrice et thérapeute familiale du centre des Buttes Chaumont de Paris, une formatrice de l’Institut Cardjin en Belgique, un chercheur de l’université de Florence et une représentante de la Coopérative sociale italienne Be Free, ainsi que Gérard Greneron en tant que Vice Président de la Commission des DH. Les constats concernant la Convention de Lanzarote sont les suivants:

– Les réformes en Italie ont commencé en 1996, les différentes agences gouvernementales et régionales ont été mises en place. Cependant la coordination entre ces institutions n’est pas effective.

– Une grande autonomie des régions constitue un obstacle au traitement équitable des enfants malgré un cadre législatif unique.

– Le choix de l’Italie d’organiser le service de la police de telle sorte que les équipes spécialisées dans le traitement des mineurs aient aussi les compétences pour intervenir dans le cadre des violences conjugales peut être un levier intéressant pour traiter d’une manière systémique les deux  phénomènes. Cependant, cela engendre d’autres problèmes, notamment l’impossibilité de séparer la situation des enfants de celui des femmes, pourtant selon les données de l’ECPAT 70% des actes de trafic d’enfants sont commis par les femmes.

– La violence assistée n’est pas reconnue au niveau législatif, la violence assistée se produit lorsque l’on oblige un jeune à assister  à une scène de violence sexuelle.

– On note également une sorte de négation du mécanisme de violence sexuelle envers les garçons (la minimisation est une forme de négation). Cela conduit à une difficulté de reconnaître les garçons comme victimes, le rôle d’auteur leur est attribué plus souvent. L’hypothèse proposée associe ce phénomène au déni de l’homosexualité, donc une forme majeure de discrimination.